La fausse sécurité du statu quo !
- Muriel AUGEY
- 15 juil. 2025
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 22 juil. 2025

Je ne me souviens pas du jour exact où j’ai commencé à découvrir que quelque chose ne me convenait plus dans mon travail dans mon engagement.
Je pense que c’est là que j’ai commencé à me mentir, à trouver des excuses, à négliger cette partie de moi qui me demandait de rester attentive, d’ouvrir les yeux.
Cette sensation arrive lentement, presque élégamment.
Les petits signes que le corps tente de transmettre sont encore légers, supportables. L’esprit quant à lui sait y faire. Allez courage, il y a pire...
Une hésitation légitime.
Je ne suis pas bien.
Je ne suis pas mal non plus.
WORNING : C’est là que ça devient dangereux.
Un "pas maintenant" que j’ai habillé de prudence. Puis un autre. Et encore un autre.
J’appelais ça réfléchir.
Je me disais “je suis” raisonnable.
Le moment n’est pas encore aligné, toutes les conditions ne sont pas réunies.
En vérité, je craignais juste de perdre ce que j’avais même si ce que j’avais ne me nourrissait plus depuis longtemps.
Le statu quo me murmurait à l’oreille.
Rien ne va vraiment mal. Rien ne va vraiment bien. Je me lève, je fais, je traverse, je gagne me vie, je suis utile, je travaille avec l’humain, Je tiens.
Je suis engluée mais je tiens, je pense travailler à aider les autres mais je m’enfonce de jour en jour
Cependant quelque chose s’est éteins et meurs en moi à petit feu.
Du STATU QUO au MASQUE du BURN OUT qui POINTE.
La vérité c’est que je me mens vraiment bien, je me cherche des excuses parce que j’ai peur de ce qui m’attend vraiment face à cette inconnue.
Et puis il y a “les miroirs aux alouettes “que l’entreprise agite à intervalles réguliers.
Les entretiens de parcours.
Et chaque fois le temps passe en te donnant l’espoir qu’une opportunité de changer de lieu, de poste va arriver. En fin de compte tu es TROP ceci pour untel et PAS ASSEZ cela pour un autre.
En fin de compte on te fait comprendre sans vraiment que tu es bien à cette place et que si cette place ne te convient plus tu es libre de partir.
ADAPTABILITE / Je pense, aujourd’hui que c’est le soft kill que j’aime le moins et pourtant c’est celui que j’ai certainement le plus utilisé.
Et pendant que je restais là, immobile, quelque chose se dérobait sous mes pieds. L’énergie d’agir.
Je pense que le COVID entre autres m’a réveillé.
Dans mon quartier dans cette période incertaine tout est calme, rien ne bouge, il règne un silence, un silence fort et fragile.
Pas un bruit pas un mouvement et pourtant tous les jours, je pars travailler, servir ma cause, remplir ma fonction, jouer mon rôle.
Être utile dans les moments de "crise" c’est valorisant mais c’est aussi remuant donc questionnant.
En sociologie la crise c'est une transformation la capacité de passer d'un état à un autre.
La capacité d'être réellement en introspection par manque de distraction.
La sensation d’être vivant, au centre de ma propre trajectoire.
Je devenais celui qui observe sa vie comme on regarde une scène à travers une vitre. Présente, séparée et réunie.
Ce que je gagnais en confort, je le perdais en alignement. Ce que je protégeais en apparence, je l’abîmais en silence.
Et puis un jour, non pas parce que j’étais prête, mais parce que je ne pouvais plus continuer de cette façon, dans ce système, j’ai commencé à regarder les choses sous un angle différent à chercher de l’aide professionnelle pour faire le grand saut.
Il s’agissait de choisir un point clair. De mettre un cadre là où tout flottait.
De dire : je ne sais pas encore où ça mène, mais je ne resterai plus là par habitude, pour continuer à décliner et nuire à ma santé.
Entre temps la vie s’est chargée de mettre quelques épreuves sur ma route.
J’ai trouvé un espace, je suis restée lucide, j’ai accompagné les obstacles et pris du temps pour me reconstruire, je me suis replacée au centre et curieusement des portes se sont ouvertes. Je me suis accordée du temps de la réflexion.
Alors oui, aujourd’hui je me sens légitime pour vous accompagner dans cette démarche de transition. Je suis convaincue qu’il est important de se faire accompagner pour murir son projet et surtout pour assumer son choix, ses choix quoiqu’il arrive.
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